Les vaccins du chien

Vacciner son chien revêt une importance primordiale ! On vaccine un chien pour deux raisons principales : protéger l’animal, bien sur, mais aussi protéger l’homme !
De ce fait, on classera les vaccinations du chien en cinq types de vaccins :
 

Le Vaccin CHPPiL  (ANNUEL ou tous les deux ans selon certains vétérinaires et suivant les lieux de rassemblement) Il s’agit du vaccin courant. Cette vaccination permet de protéger votre chien contre les principales maladies qui le guettent.
 « C » pour la Maladie de Carré. C’est une maladie virale à symptômes nerveux. 9 fois sur 10 l’animal décèdera. En cas de survie, les séquelles nerveuses sont fréquentes. Cette maladie est très contagieuse, et, surtout, il faut chasser cette idée préconçue que c’est une maladie du chiot. Un chien peut attraper la Maladie de Carré à n’importe quel âge !
 « H » pour Hépatite de Rubarth. Cette maladie est aujourd’hui peu fréquente. Elle entraîne une hépatite, et secondairement, des séquelles le plus souvent occulaires.
 « P » pour la parvovirose. Il s’agit là de la gastro-entérite hémorragique du chien. Cette maladie est, elle aussi, très contagieuse. Son taux de mortalité est d’environ 75%.
« Pi » pour Parainfluenza. Pi est une des composantes de la « toux de chenil ». Cette valence ne permet pas de protéger votre chien de façon satisfaisante.
 « L » pour Leptospirose. C’est une maladie principalement transmise par l’urine de rat ! Elle entraîne une « jaunisse » souvent responsable du décès de l’animal
 

Le vaccin contre la Rage. (tous les trois ans)Cette maladie est mortelle à 100%, tant pour l’animal que pour l’homme. Du fait de sa gravité, le but ultime de la vaccination est de protéger l’homme. Cette maladie, transmise par contact de la salive avec le sang (morsure, léchage...) est très surveillée. On peut dire qu’il n’y en a plus en France. En revanche, la finalité étant de protéger l’homme, il y a un aspect législatif. Ce vaccin sera obligatoire pour emmener votre animal en camping, au dressage ou à l’étranger. Par ailleurs c’est un vaccin obligatoire pour les chiens de catégorie 1 et 2. En cas de morsure, même si légalement parlant ce vaccin ne sert à rien, il rassurera la personne mordue ! Enfin si un cas de Rage survenait dans un département il protégerait votre chien, bien sur de la maladie, mais surtout de nos propres moyens de protection ! En cas de Rage, tout animal recueilli sur la voie publique est euthanasié, s’il n’est pas vacciné !
 

Le vaccin contre la Piroplasmose. Il s’agit là de la maladie transmise par les tiques. Cette maladie soignée de suite se guérit bien, prise trop tard est mortelle. C’est une maladie fréquente de la région. Protégez votre animal de cette affection grâce au vaccin et aux produits contre les tiques ! 5- Le vaccin contre la Leishmaniose. C’est une maladie parasitaire transmise par le moustique (phlébotome). Elle touche le sud de la France. On ne peut que prolonger un chien atteint de Leishmaniose, non le guérir. Là encore protégez votre animal grâce au vaccin et aux produits contre les moustiques.

le vaccin « Toux De Chenil » (ANNUEL) 
Il s’agit là d’une maladie pour l’essentiel transmise lors de séjours en pension canine. Cette maladie est, la plupart du temps, bénigne pour votre animal. En revanche, la Toux de Chenil est une vraie calamité quand elle rôde au sein d’une pension ! De ce fait, cette vaccination vous sera demandée si vous mettez votre animal en pension durant les vacances.

                                                                            

LA TOUX de CHENIL
 
    Considérée depuis le milieu du 20ème siècle comme une entité clinique à part entière, la « toux de chenil » est une trachéo-bronchite hautement contagieuse et très courante chez le chien : c’est même l’affection respiratoire la plus répandue dans les élevages canins et la plus fréquente chez les chiots récemment adoptés, d’où son importance capitale dans la gestion d’une SPA et de tout milieu concentrationnaire (chenil, élevage, meutes de chasse...)
   En effet, comme son nom l’indique clairement, les brassages d’animaux favorisent sa virulence et compromettent les efforts d’éradication, d’autant plus que plusieurs agents infectieux sont en cause : on peut véritablement parler ici « d’association de malfaiteurs », avec virus et bactéries impliqués. Deux d’entre eux ont un rôle déterminant et synergique : la bactérie Bordetella bronchiseptica, et le virus Parainfluenza canin ; mais d’autres virus opportunistes et bactéries de surinfection peuvent venir compliquer la situation.
Le virus Parainfluenza canin se multiplie dans les voies respiratoires depuis les cavités nasales jusqu’aux bronchioles ; la période d’incubation est de 9 jours, suivie de 6 jours de symptômes (toux modérée, jetage nasal, fièvre) ; le virus est ensuite éliminé en 2 semaines.
La bactérie Bordetella se caractérise par un mode d’action complètement différent : elle paralyse les cils des cellules respiratoire chargés de faire remonter et d’éliminer les sécrétions de mucus ; l’« escalator muco-ciliaire » est alors bloqué et le mucus s’accumule, provoquant une toux sévère et très sonore : le chien donne l’impression d’avoir un os coincé dans la gorge et semble faire des efforts pour cracher ou vomir à chaque  fin de quinte. L’incubation est de 3-4 jours, les symptômes durent de 10 à 20 jours, mais l’élimination de la bactérie est très longue (2 à 3 mois), ce qui permet une contamination à partir de ces « porteurs sains » apparemment guéris.
 L’association des deux agents infectieux cumule les symptômes respectifs, donnant un tableau clinique de trachéo-bronchite avec toux sévère et fièvre pouvant au départ être confondu avec une maladie de Carré (dont l’évolution est ensuite beaucoup plus dramatique).
Le traitement est basé sur les antibiotiques (actifs sur Bordetella), sur les antitussifs, voire les corticoïdes en cas de toux réfractaire. Mais c’est bien son extrême contagiosité qui pose problème dans les effectifs souvent pléthoriques d’une SPA : comment gérer tous ces malades tousseurs permanents, impossibles à faire adopter ?
La parade est dans la prévention, c’est à dire une vaccination précoce. La valence vaccinale contre le virus Parainfluenza est incluse dans le vaccin de base utilisé chez le chien, mais pas la valence Bordetella, d’où une protection nettement insuffisante. Face à cette situation récurrente et handicapante, le docteur Nobili a eu l’idée de survacciner ces chiens entrants en ajoutant un autre vaccin associant Bordetella et Parainfluenza (« Pneumodog » des laboratoires Mérial) ; cette stratégie s’est avérée efficace en limitant considérablement la contamination.
  Il ne faut donc pas hésiter à utiliser cette survaccination lors de tout regroupement :  expositions, concours, séances de travail collectif (agility, éducation, courses, field-trial, etc…), mais surtout mises en chenil (notamment à l’occasion des vacances). Le vaccin «  Pneumodog » necessitant 2 injections à 1 mois d’intervalle, si l’on s’y prend au dernier moment, on peut demander à son vétérinaire le vaccin pernasal « Nobivac KC » (Parainfluenza + Bordetella) ou « Bronchi-shield » (Bordetella seule), actifs 3 jours après une application unique dans la narine.


LES DIFFERENTES MARQUES DE VACCINS POUR LA TOUX DE CHENIL:

NOVIBAC KC                      étiquette   BLEUE
PNEUMODOG  Bb / Pi2            étiquette   ROSE
VERSICAN Plus bbin               étiquette   ORANGE

 



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